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Melnick, B.A. (2007). “No People are Cold!”: On Young Children's Rejection of Metaphorization. Canadian J. Psychoanal., 15:118-143.

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(2007). Canadian Journal of Psychoanalysis, 15:118-143

“No People are Cold!”: On Young Children's Rejection of Metaphorization

Burton A. Melnick Author Information

How do conceptual metaphors reflect the experience of individuals? This paper proposes that there exists, pre-linguistically, a kind of associative substrate, in which, for example, the experience of warmth is connected with that of affection. Thus, when children learn the metaphor affection is warmth, it unconsciously feels right.

In fact, however, very young children forcefully refuse to envisage the very possibility of certain conceptual metaphors. Why? Given the strong affect involved, the traditional answers, relating to cognitive development and social pressure, are insufficient. This paper proposes two psychoanalytic answers.

First, many of the metaphors that young children encounter concern the body. As an unconscious defence against being reminded of repressed infantile conflicts connected with the body, young children may simply reject the relevant metaphors. Second, there exists in everyone an unconscious disposition to take metaphor as expressing literal identity rather than mere similarity. The underlying impulse—to perceive all objects as interchangeable— reflects the mental organization of the very young infant. Metaphorization is thus associated, unconsciously, with memories of the beginning of life. In young children it provokes anxiety about regression to the helplessness of that period. Their defence is a denial of the possibility of metaphor.

La théorie de la Métaphore conceptuelle voudrait que la Métaphore conceptuelle fût issue de l'expérience humaine. Mais quelle expérience au juste la Métaphore conceptuelle exprime-t-elle? S'agit-il de l'expérience de l'humanité en général, ou de celle d'une communauté linguistique, ou de celle de l'individu? Est-il en effet possible que la Métaphore conceptuelle exprime l'expérience de l'individu, vu que les individus ne réinventent pas eux-mêmes

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les Métaphores conceptuelles mais les acquièrent de manière tout à fait inconsciente en apprenant leur langue maternelle?

Nous supposons d'abord que la mémoire de l'enfant en bas âge recèle un substrat pré-linguistique qui a ses fondements dans l'expérience infantile et qui lie les uns aux autres des domaines en principe distincts (il lie, par exemple, l'expérience de la chaleur à celle de l'affection). Ainsi, quand l'enfant viendra à apprendre le langage, une Métaphore conceptuelle telle quAvvec-TiON est chaleur aura l'air juste, bien que l'enfant n'ait aucune compréhension consciente des liens qu'elle exprime.

Nous rappelons ensuite l'hostilité à la Métaphore mise en évidence par l'étude empirique bien connue dAsch et Nerlove sur des enfants en bas âge. Dans cette étude classique, Asch et Nerlove ont trouvé que des enfants âgés de trois et de quatre ans refusent, parfois avec une grande véhémence, d'envisager la possibilité même de certaines Métaphores conceptuelles. Nous sommes donc amenés à formuler une nouvelle question: si les Métaphores conceptuelles ont « l'air juste », pourquoi les enfants les refusent-ils?

A cette question nous proposons deux réponses de nature psychanalytique. La première de ces réponses évoque un premier mécanisme de défense: le refoulement. En effet, une bonne partie des Métaphores conceptuelles les plus fréquentes concerne des processus corporels primitifs qui pendant la première enfance sont sujets à des investissements libidinaux considérables et, souvent, porteurs d'angoisse. Vraisemblablement, les enfants de trois et de quatre ans sont encore assez rapprochés de la toute première enfance pour que les conflits liés à ces investissements libidinaux provoquent le refoulement des associations exprimées par les Métaphores conceptuelles ayant trait aux processus corporels.

La deuxième réponse concerne la tendance, très soulignée par les psychanalystes qui ont écrit sur la Métaphore conceptuelle, à « littéraliser » la Métaphore, c'est-à-dire à interpréter une Métaphore non pas comme l'expression d'une ressemblance qui pourrait avoir de l'utilité mais plutôt comme l'expression d'une identité littérale. Le plus souvent (sauf chez les schizophrènes) cette tendance à la « littéralisation » est inconsciente. Elle n'en est pas moins extrêmement répandue. Matte Blanco l'a même considérée comme étant révélatrice d'un principe fondamental du fonctionnement mental. Or, cette capacité à identifier un objet avec un autre sous-tend la capacité à utiliser et à comprendre la Métaphore. Elle refléterait, selon nous, l'organisation mentale du petit bébé, chez qui la différenciation entre un objet et un autre se fait non seulement d'une façon beaucoup moins nette que chez l'adulte mais aussi d'une manière très différente (peut-être à cause d'une organisation différente de réseaux neuronaux chez le bébé et chez l'adulte). Chez les enfants en bas

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âge l'emploi de la Métaphore est donc associé à des souvenirs des tout premiers mois de la vie. Forcément il provoque de l'angoisse, car l'enfant craint de régresser à cette première phase de la vie, perçue comme, entre autres, une période d'impuissance et de dépendance quasi totale. Et puisque cette impuissance et cette dépendance sont perçues à leur tour comme étant dues, au moins partiellement, à l'incapacité de différencier entre les objets, l'angoisse associée à l'expression métaphorique suscite un deuxième mécanisme de défense: le déni. L'enfant nie la possibilité même d'expression métaphorique.

Nous terminons en posant la question d'une éventuelle vérification empirique de nos hypothèses.

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