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Denis, A. (1987). Naissance de la représentation et représentation de la naissance. Rev. Belg Psychanal., 11:1-13.

(1987). Revue Belge de Psychanalyse, 11:1-13

Naissance de la représentation et représentation de la naissance

Anne Denis

“Je casserai ta vie, je casserai ta bouche parce que ta bouche c'est ta vie. Tu n'auras pas de fleurs”.

Plan:

-    Le cri et les débuts d'analyse.

-    Les jeux langagiers.

-    La mise en scène langagière hallucinatoire.

-    Ancrages transférentiels anti-psychotisants.

-    Représentation de la pulsion destructrice dans le transfert.

-    Fin de l'hallucination d'objet et représentation du meurtre.

-    Naissance de la représentation : chant et danse.

-    La machine à musique.

-    La représentation de mots.

Le cvi et les débuts d'analyse

Le petit garçon de 7 ans, dont nous donnons ici un fragment d'analyse, a passé la première année de son analyse à crier : un cri insupportable, inarrêtable, sans larmes, qui semblait le mettre au dernier stade de la terreur, marbrait son visage. A la différence du personnage du tableau de Munch, il ne savait même pas se boucher les oreilles, chose qu'il apprit à faire par la suite. Mais c'était la même impression que celle que donne le tableau : une sorte d'irradiation de l'espace entier par le cri.

Toute rencontre était une mutilation corporelle (phobie des trous dans la peau, du regard “noir”, des lavements, des soins). Le trou noir maternel (dépression ou voeu de mort) visible dans le regard, la crainte incessante d'être englouti, jeté comme un déchet (phobie du cabinet) l'amenaient à retourner contre lui ses excitations, ce qui avait pour effet de le faire éclater en morceaux.

L'affolement qu'il y avait à ressentir des choses démesurées, quasi cosmiques que nous, nous pouvons nommer douleur, terreur, violence, désespoir, mais que lui, avec sa bouche cassée, ne pouvait même pas percevoir comme affect et encore moins dire, tout cela fut résumé par une phrase ultérieure de l'enfant : “J'avais peur des trous et je disais je saurais plus pleurer, je saurais plus parler”.

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